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mardi 24 mars 2009

"Les jeunes, ils ne savent plus s'amuser sans boire aujourd'hui." ~ Mme X




Si ce blog existe, c'est principalement pour dénoncer cette dépendance insidieuse, celle dont on parle jamais. La prévention contre l'éthanol est efficace... pour les conducteurs. Mais quand on dit que quelqu'un est alcoolique, on a une image d'une outre à pinard affaissée sur un comptoir de bar. Cette figure de l'éthanolisme diabolisée est nécessaire ; c'est un repère, quelque chose que l'on ne doit jamais être (vous l'êtes sûrement déjà, mais c'est une autre histoire).
Pourtant, cette image d'Epinal a son revers. Cette réalité si lointaine empêche de voir celle que l'on a sous nos pieds : à savoir une soirée par semaine et des bouteilles. C'est un terreau idéal pour la dépendance psychologique.

Vous n'en avez probablement jamais entendu parler, et c'est bien dommage. Grosso modo, quand vous ne pouvez plus vous passer des effets psychologiques de l'éthanol - à savoir grosse énergie, euphorie, créativité, amusement intense - il est temps de se poser des questions.

Quand on creuse un peu, on s'aperçoit que ce type de dépendance s'explique facilement. Souvenez-vous, Soirée = émotions intenses. Or, déployer autant d'émotions quand on est sobre est franchement difficile, et demande un gros travail. La suite est simple : pour accélérer les choses, on prend un verre, un tier de vodka et du KAS citron et 40 minutes plus tard, on commence déjà à déconner avec la voisine qu'on ne connaît qu'à peine.

L'éthanol est vecteur d'émotions fortes, c'est sa raison d'être. Et de sa consommation. Voilà pourquoi les jeunes en raffolent. Pire encore (ou mieux, c'est au choix), il se développe au fil des soiréesun réflexe pavlovien : je bois, je vis des trucs incroyables donc la prochaine soirée, je rebois, j'ai encore des émotions fortes donc la prochaine soirée je rebois, j'ai encore des... Vous comprenez la suite. Et qu'est-ce qui se passe quand, malheureusement, un habitué ne peut pas boire pour une raison X ou Y ? Vous l'avez déjà tous vu : il est incapable de dégager de l'émotion. En deux mots : il se fait foutrement chier. Ce qui l'incitera à boire de plus belle à la prochaine soirée, en se mettant en tête que, décidemment, être sobre, c'est vraiment réservé aux vieux cons.

Rigolez si vous voulez, mais il va bien falloir qu'à un moment ou un autre vous fassiez face à ce problème. Et ce blog aussi d'ailleurs.

PS : mais qu'est-ce qu'elle est moche cette casquette en faux tartan Burberry...

lundi 15 décembre 2008

Mickael Vendetta qui parle d'éthanol



Le formidable buzz généré autour de ce personnage ayant un égo aussi énorme que son estime de lui-même est basse n'est pas le sujet de cet article. 

Récemment, il s'est exprimé dans un long article sur l'éthanol, et force est de constater la bonne volonté avec laquelle il l'a écrit, même si son besoin viscéral d'étaler son égo ressurgit de temps en temps.

Extraits choisis :
Je me suis souvent interrogé sur les motivations qui peuvent pousser les jeunes à boire. L'alcool a été souvent considéré comme une solution pour noyer ses chagrins et ses problèmes. J'ai pourtant tendance à penser que c'est l'alcool qui noit les gens dans leurs problèmes (qui eux, semblent savoir nager).

L'alcool est donc souvent considéré comme une excuse qui a bon dos.Les plus imbibés ont souvent préféré s'excuser le landemain en disant: "De toute façon, j'étais bourré !" plutôt que d'assumer leurs actes et leurs paroles considérées comme une honte. Je peux compendre cette considération de l'alcool, sans pour autant la tolérer. Personnellement, Mickaël Vendetta n'a jamais eu besoin d'une substance pour s'amuser, prendre confiance en lui ou faire ce que bon lui semblait. J'ai toujours assumé mes actes et mes paroles, de façon décomplexé et sans aucune honte car je suis quelqu'un de sincère, honnête et franc qui n'a rien à cacher.

Comment peut-on dire "À ta santé" lorsqu'on trinque avec de l'alcool? Cette phrase est tout ce qu'il y a de plus incohérent et idiot lol. Mais l'expression la plus incohérente reste: "un dernier verre pour la route!", alors que nous savons que l'alcool est l'une des premières causes des accidents mortels sur les routes...
 Lors de mes premières sorties en boite, je voyais tous ces innocents boire en grimaçant pour jouer aux grands... Ils coupaient l'alcool avec du coca ou du jus de fruit pour faire passer la pillule... C'était pathétique et triste! C'était d'autant plus triste qu'ils ne voyaient aucun mal à dépenser 80€ dans une simple bouteille d'alcool... 

Je pense même qu'ils auraient certainement poussé la stupidité et l'irrationnalité à l'acheter au prix double, comme si l'ivresse n'avait pas de prix... C'est impressionnant, choquant et assez dérutant de voir des jeunes gaspiller autant d'argent dans l'alcool... Personnellement, je suis quelqu'un de rationnel et de censé. Il ne me viendrait jamais à l'esprit de dépenser 80€ dans une bouteille d'alcool ! C'est une question de bon sens ! Je ne dépenserai même pas 20€ là dedans, tellement ça ne le mérite pas!

Une scéance d'UV vous apportera bien plus de satisfaction qu'une gueule de bois, je peux vous l'assurer. Un footing vous rendra bien plus fier qu'une bourre qui vous rend malade, c'est une certitude! Je suis convaincu que vous êtes capables d'être des gens biens et respectables.
Sacré Mickael. Et le pire, je suis à peu près sûr que s'il faisait une vraie campagne de prévention contre l'éthanol, le message aurait un énorme taux de mémorisation.

lundi 1 décembre 2008

Le syndrome de l'Autoroute




Les lumières étaient tamisées, la musique était au "volume juste", celui qui empêche l'éthanol de vous endormir mais qui permet de parler sans trop crier.

La veille, on avait bien enquillé. Et pourtant, on remettait encore ça, toujours au nom de la sacro sainte Soirée Etudiante.

C'est en voyant les cadavres de la veilles, deux Poliakov qui gisaient, que je me suis fait cette réflexion : " Mais pourquoi on poursuit le massacre ? "

La réponse est tombée d'un coup, telle un couperet : rien ne nous n'empêche de le faire, mais rien ne nous n'empêche aussi de nous arrêter.

C'était ça l'effet pervers de toutes ces stratégies de guerre que j'avais intuitivement déployées : à force de tout faire pour atténuer les blessures physiques de l'éthanol, on se remettait très facilement d'une biture, presque trop. On trompait notre corps quand il disait Stop, on feintait le système.

Au final, c'était un peu comme l'autoroute : si il y a bel et bien une vitesse maximale limitée qui empêche théoriquement les excès, il y a aussi une vitesse minimale qui, elle, interdit tout arrêt. Ou plutôt, qui force à continuer à rouler, pas au plus vite, mais à une certaine vitesse quand même.

Ces stratégies qui me permettaient de garder une vitesse de croisière optimale en soirée, les voici :
  • la première est celle qui a changé à tout jamais mes lendemains de soirée : l'eau. Avant de me coucher, je buvais au minimum un litre d'eau. J'évitais ainsi la déshydration nocturne, responsable de la gueule de bois. Le lendemain, à part un peu de fatigue et un gros apétit, j'étais reparti pour une autre bataille.
  • never drink orange juice, never. Arrêter la vodka orange me protégeais de la Malédiction de l'Orange Matinale. A savoir : "bois de la vodka orange le soir, et le lendemain matin ton jus d'orange aura le goût de l'éthanol". Votre cerveau garde tellement un mauvais souvenir de la dose d'éthanol que vous lui avait infligé, qu'il prévient à outrance votre corps de la moindre substance avalée ayant un goût semblable au breuvage de la veille.
  • lemon is your friend. Le Pulco a cette étonnante propriété de régénérer le foie, de boire de l'eau sans sensation d'être une outre sur le point d'éclater et surtout de faire passer n'importe quel liquide infect (vodka ricard en tête). Un verre de Pulco après un godet qui passe mal et hop, magie, plus aucun mauvais goût dans la bouche. Forcément, ça pousse à l'excès.
  • un Ricard bien dosé est un Ricard qui fait tout passer. En début de soirée, on m'avait servi de force un bon tier de pastis pour deux tiers d'eau. Après, votre bouche est tellement saturée d'anis qu'elle ne reconnaît et ne sent plus rien, même deux vodka Kas dosées moitié-moitié qui passent après. Vous avez juste l'impression de boire un liquide vaguement sucré.
  • Une nausée ? Inspirez-vous de la pub Poliakov, sucez des glaçons. A ce propos, une vodka placée au congélateur se boit comme du petit lait après.
Et voilà comment je suis passé à travers les mailles du filet des effets ravageurs de l'éthanol. Forcément, je savais à peu près quoi faire pour les limiter. C'est une grave erreur, car la dépendance psychologique s'installe avec encore plus de facilité, comme si vous lui avez donné les clés de chez vous, après avoir passé l'aspirateur bien sûr.

Détruisez les barrières que votre corps met en place contre l'éthanol, et vous lui faciliterez le travail, elle s'étendra de manière encore plus insidieuse.




" Le pastis, c'est comme les seins. Un c'est pas assez et trois c'est trop." | Fernandel



Parce que je n'ai vu aucun endroit qui regroupait ce que je cherchais,

Parce que les sources d'infos sont soit niaises, soit infantilisantes, soit à côté de la plaque,

Parce qu'il y a des vérités qui dérangent,

Ce blog est né.

Il ne prétend pas trouver de solutions, mais simplement apporter un nouveau point de vue sur les jeunes et leur rapport avec cette substance capable du pire et du meilleur, l'éthanol.